Le Main Tenant

Le mot “maintenant” vient de “main” et de “tenant». Si la main tient la vôtre, cela ne peut-être que dans le maintenant !

Un jour un sage posa les questions suivantes à son élève :

  • quel est le meilleur moment pour chaque chose ?
  • Quelles sont les personnes les plus importantes dans tout travail?
  • Quelle est la chose la plus importante à faire à tout moment ?

L’élève voulant impressionner son maître, s’empressa de répondre sans trop réfléchir et dit :

  • Maître, le meilleur moment pour chaque chose est de se faire un emploi du temps serré et de ne pas y déroger.
  • Pour la deuxième question, je dirais que les personnes les plus importantes dans tout travail, ce sont les personnes qui me sont proches, comme ma famille, mon  conjoint ou ma conjointe,  mes enfants, mes amis.
  • Et la chose la plus importante à faire à tout moment, eh bien, je dirais que c’est notre travail. Voilà !

Et le maître dit à son élève :

  • C’est bien là toutes vos réponses ? Vous ne voulez pas y réfléchir encore un peu ?
  • Non maître, je crois que j’ai exprimé le fond de ma pensée.

Le maître réfléchissant sur la manière de le dire à son élève continue ainsi :

  • Selon les principes fondamentaux de l’intelligence du cœur, vos réponses demandent un peu de précision. Le seul moment important qui existe, c’est maintenant, le passé n’est plus et le futur n’est pas encore manifesté.

Bien des personnes ont leur corps physique dans le « maintenant », mais leur mental et leur cœur sont, soit dans le passé, soit dans le futur ou dans les deux à la fois.

Voici un fait que j’ai vécu avec un couple âgé qui exprime mon propos.

Le mari vient d’apprendre qu’il a le cancer. Il est très serein par rapport à cette nouvelle et me dit : Actuellement je suis vivant, je ne suis pas mort, donc je vis ce qu’il me reste à vivre. Mais ma femme me voit comme un mort. Elle est toujours après me dire : Ah Arthur, quand tu vas être mort, qui est-ce qui va faire ceci ou cela pour moi ? C’est de même à journée longue. Je suis écœuré de l’entendre, je crois que je vais aller vivre à l’hôtel.

Cette dame projetait dans le maintenant de son mari, son insécurité et son incapacité à réaliser certains travaux. Je lui ai fait remarquer qu’elle pouvait mourir avant lui, donc à quoi cela servait de s'inquièter pour la pose d'un cadre dans le futur ? La vie de ce couple était empoisonnée par des inquiétudes futiles qui n’étaient pas dans le maintenant.

Le maître donne à son élève la réponse à la deuxième question.

  • La plus importante personne est toujours la personne avec qui vous êtes maintenant.

Ce matin vous étiez avec votre famille, mais étiez-vous vraiment là ou si vous aviez déjà quitté mentalement votre foyer tout en faisant machinalement l’au revoir à votre famille ? Avez-vous pensé que cet au revoir pouvait être le dernier que vous faites ? En seriez-vous fier ?

Voici une autre histoire. Un jour que j’étais à mon bureau à Ste-Foy, mon fils m’appelle pour aller visiter son exposition de photos après le bureau. Mais ce soir-là je terminais tard mes consultations et je lui ai dit que je ne pourrais être là malgré son insistance. Dans mes principes il n’était pas question que j’annule mes patients. Au fond de moi je sentais qu’il était important que j’aille à cette exposition. Alors j’ai demandé mentalement à mes patients de m’appeler pour annuler. Ce qu’ils firent tous, même si vous trouvez cela bizarre. J’ai pu me rendre à l’exposition de mon fils. Nous étions très heureux tous les deux de la tournure des événements. Ce fut la dernière fois que je l’ai vu vivant..

Finalement la dernière réponse du maître est celle-ci :

  • La tâche la plus importante est de rendre heureuse la personne qui est à vos côtés, maintenant !

La Bienveillance est la vertu propre à l’homme. C’est une disposition de l’esprit qui ouvre à une bienveillance réciproque entre les individus. C’est la vertu de bonté, d’humanité, au sens où chacun ne peut vraiment vivre que dans la meilleure relation avec tout homme qui vient à son contact avec la Main Tenant !

Bonne Fête à vous les Femmes !

 

La légende de la sauge

J’ai reçu un beau conte de Noël venant d’un prêtre québécois qui vit au Japon depuis plusieurs années. Il me fait plaisir de vous le partager car il vous parle de la sauge, Salvia, qui est celle qui sauve. Je ne connaissais pas cette légende qui a donnée des vertus thérapeutiques  à la sauge. Merci au père Arthur Beaulieu !

La légende de la sauge

Tandis que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tous couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits enfants, Joseph courait à l’avant lorsqu’il apercevait un village, pour y demander l’hospitalité ou même un peu d’eau pour baigner le petit. Hélas, les gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.

OR, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l’âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.

  • Les soldats d’Hérode !

Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le plus petit palmier. Il n’y avait près de Marie qu’un buisson où une rose s’ouvrait.

  • Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l’on veut faire mourir  et sa pauvre mère à demi morte.

La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit :

  • Passe vite ton chemin, jeune femme, car les bourreaux en m’effleurant pourraient me ternir. Vois la giroflée, tout près d’ici. Dis-lui de t’abriter. Elle a assez de fleurs pour te dissimuler.
  • Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamnée à mort et sa maman épuisée.

La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s’expliquer :

  • Va, passe ton chemin pauvresse. Je n’ai pas le temps de t’écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir. Va voir la sauge, tout près d’ici. Elle n’a rien d’autre à faire que la charité.
  • Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur.

Alors tant et si bien s’épanouit la bonne sauge qu’elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s’abritèrent l’Enfant Dieu et sa mère.

Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie Frissonnait d’épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles souriait. Puis, comme ils étaient venus, les soldats s’en allèrent. Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge  vert et fleuri.

  • Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront.

Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l’âne tout ragaillardi par une vaste platée d’orge qu’un brave homme lui avait donnée.

Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l’archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin par lequel se rendre en Égypte, tout doucement à petites journées.

C’est depuis ce temps-là que la rose à des épines, la giroflée des leurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes. Comme on dit en Provence :

« Celui qui n’a pas recours à la sauge

Ne se souvient pas de la Vierge »

Auteur : Joseph Roumanille (repris par M. Toussaint-Samat), Légendes et récits de Noël.

Attendez-vous après Dieu ?

Il est arrivé une fois une inondation incroyable qui inonda la maison d’un vieil homme. Ce dernier a du se réfugier sur le toit pour ne pas être noyé.

Une barque vint à passer, et les gens de la barque lui proposèrent de regagner la terre ferme. Le vieil homme répondit :

Non merci, Dieu va me sauver.

Après quelques heures d’attente, un hélicoptère passa au-dessus de sa maison et on lui envoya une nacelle pour qu’il monte à bord. Le vieillard toujours obstiné, fit de grands gestes pour refuser tout en criant :

Non merci, Dieu va me sauver.

L’hélicoptère vola vers d’autres sinistrés car le vent s’amplifiait. La fureur du vent et des vagues eurent raison du vieil homme obstiné. Il glissa à l’eau et il se noya. Par ce mauvais temps, il arriva au paradis et demanda à parler à Dieu. Lorsque Dieu fut en face de lui, il lui dit :

J’ai tant prié pour que Tu viennes à mon secours et je ne T’ai point vu !

Et Dieu de lui répondre :

Je t’ai envoyé une barque, puis un hélicoptère, que pouvais-je faire de plus ?

Et j’ajouterais

Innocent ?

 

Il nous arrive souvent de manquer la barque et l’hélicoptère car on s’attend à autre chose pour nous sauver. Finalement nous manquons le train. Il faut savoir que Dieu nous a donné plein de potentiel et de talents. C’est à nous de les faire fructifier en utilisant les instruments qui sont ici, maintenant !

Arrêtons d’attendre après les autres et Dieu. Comme Il doit être écœuré d’entendre nos éternelles demandes et supplications. Vos proches également peuvent ressentir la même chose, car ils voient en vous plein de possibles irréalisés parce que vous n’arrivez pas à faire un pas en avant tout seul. Vous étiez plus audacieux à un an quand vous avez fait vos premiers pas. Retrouvez ce plaisir à réussir et osez encore et encore !

Vous allez faire l’expérience d’être !

Le précieux présent

Je vous présente un conte, le Précieux Présent.

Je crois que l’été est la période propice pour mettre en pratique ce que le conte nous révèle.

Surtout, j’espère qu’il vous rendra heureux, ce que je vous souhaite de tout cœur.

 

Le précieux présent

Il était une fois un petit garçon qui écoutait un vieil homme.. C’est ainsi qu’il commença à entendre parler du Précieux Présent.

-C’est un présent parce que c’est un cadeau,

lui expliqua l’homme qui avait l’air satisfait.

-Et, c’est précieux parce que quiconque reçoit un tel présent est heureux pour toujours.

- Eh bien ! s’exclama le petit

- J’espère que quelqu’un va me donner le Précieux Présent. Peut-être que je l’aurai pour Noël.

Le petit garçon poursuivit ses jeux. Et le vieil homme sourit. Il aimait regarder jouer le petit garçon. Il voyait le sourire sur le visage du jeune et il l’entendait rire pendant qu’il se balançait sur un arbre pas très loin. Le garçon était heureux, et, c’était charmant à voir. Le vieil homme aimait aussi regarder le garçon travailler ce qui l’incitait à se lever tôt le samedi matin pour regarder le petit garçon tondre le gazon de l’autre côté de la rue. En effet, le garçon sifflait tout en travaillant. Il était heureux quoi qu’il fasse. C’était une joie en soi de contempler ce spectacle.

Quand le petit garçon pensait à ce que le vieil homme lui avait dit, il croyait avoir compris. Il savait ce qu’était des présents :sa bicyclette il l’avait reçue à sa fête et d’autres présents sous l’arbre de Noël. Mais plus le garçon y réfléchissait, plus il savait que la joie des cadeaux ne dure pas toujours. Le petit garçon était inquiet et il se disait en lui-même..

-Qu’est-ce au juste que le Précieux Présent ? Qu’est-ce qui pourrait me rendre heureux pour toujours ?

Il trouvait même difficile d’imaginer une réponse. Aussi, il retourna vers le vieil homme pour lui poser une question.

-Est-ce que le Présent est un anneau magique ? Un de ces anneaux que je pourrais mettre à mon doigt pour obtenir tout ce que je souhaite ?

Le vieil homme lui répondit

-Non. Quand tu auras le Précieux Présent, tu seras parfaitement satisfait d’être là où tu es.

Le garçon était devenu un jeune homme et il se sentait un peu ridicule de poser des questions. Mais il n’était pas bien à ce sujet. Il s’aperçut qu’il n’était pas en train d’accomplir ce qu’il voulait.

-Est-ce que le Précieux Présent est un trésor enfoui ?

Osa-t-il demander.

-Peut-être est-ce des pièces d’or enterrées par des pirates il y a bien longtemps ?

-Non, jeune homme ce n’est pas cela!

Lui répondit le vieil homme et continua de dire :

-La richesse est rare, en effet, mais, la valeur du Présent provient de lui-même !

Le jeune homme réfléchit un moment. Cela le préoccupait. Et il dit :

-Tu m’as dit que quiconque recevait un tel Présent serait heureux pour toujours. Je n’ai jamais reçu un tel présent étant enfant.

Et le vieil homme lui répondit :

-Je crains que tu ne comprennes pas.

-Tu sais déjà ce qu’est le Précieux Présent ?

-Tu sais où le trouver et tu sais déjà comment il peut te rendre heureux, tu le savais encore mieux quand tu étais un petit enfant. Tu as simplement oublié.

Le jeune homme s’en alla réfléchir. Mais comme le temps passait, il devint frustré et finalement en colère. Il confronta le vieil homme.

-Si tu veux que je sois heureux, lui cria le jeune homme, pourquoi ne me le dis-tu pas où est le Précieux Présent ?

-Et où le trouver ? lança le vieil homme.

-Oui, c’est ça ! répondit le jeune homme.

Le vieil homme lui répondit :

-Je voudrais bien, mais je n’ai pas ce pouvoir ? Toi seul à le pouvoir de te rendre heureux. Seulement toi. Le Précieux Présent n’est pas quelque chose que quelqu’un peut te donner, c’est un cadeau que tu te fais à toi-même.

Le jeune homme était confus mais déterminé. Il décida de trouver le Précieux Présent lui-même. Et ainsi, il fit ses bagages.et quitta l’endroit où il était. Et alla ailleurs pour chercher le Précieux Présent. Après plusieurs années de frustration, l’homme se fatigua de chercher le Précieux Présent. Il avait lu les livres les plus récents de même que dans les grands journaux. Il avait regardé dans le miroir et dans le visage des gens. Il avait tellement désiré trouver le Précieux Présent. Il avait parcouru de longues distances. Il l’avait cherché sur le commet des montagnes et dans les profondeurs des cavernes. Il l’avait cherché dans la jungle humide et dense ainsi que dans les profondeurs de la mer. Mais il était introuvable.

Ces recherches intenses l’avaient épuisé. Il était tombé malade à quelques reprises. Il ne savait pas pourquoi ! Fatigué, il décida de retourner auprès du vieil homme. Le vieil homme fut heureux de le revoir. Ils avaient l’habitude de rire ensemble. Cette joie était réciproque pour le jeune homme. Il se sentait heureux en sa présence. Il s’imagina que c’était parce que le vieil homme était bien avec lui-même.

Ce n’était pas que la vie du vieil homme était sans tracas, il ne semblait pas avoir beaucoup d’argent. Et, il était seul la plupart du temps. Au fait, il n’y avait aucune raison apparente pour expliquer pourquoi il était plus heureux et en santé que la plupart des gens. Mais chose certaine, il était heureux. De plus, les gens qui passaient du temps avec lui, ressentait cet état. Le jeune homme se demanda

-Pourquoi est-on si bien avec lui? Pourquoi !

Après plusieurs années, le jeune homme qui avait pris de l’âge, retourna auprès du vieil homme pour en savoir davantage. L’homme, qu’il était devenu était souvent triste et malade. Il ressentait le besoin de parler avec le vieil homme. Mais ce dernier était devenu très vieux et il ne pouvait plus parler. La voix de la sagesse ne pouvait plus être entendue. L’homme se sentit très seul sans son vieil ami pour communiquer. Au début il était attristé et ensuite il devint effrayé, très effrayé. Il eut peur de ne jamais apprendre comment devenir heureux. Jusqu’au jour où il accepta finalement ce qui avait toujours été vrai. Il était le seul à pouvoir trouver son propre bonheur. Il se rappela ce que le joyeux vieil homme lui avait dit plusieurs années passées. Mais malgré ses efforts, il ne pouvait saisir et comprendre ce qu’il lui avait été dit.

« Le Précieux Présent n’a rien à voir avec des souhaits. Quand tu auras le Présent, tu seras parfaitement heureux d’être la où tu es. La richesse du Présent provient de lui-même. Le Présent n’est pas quelque chose que quelqu’un te donne. C’est quelque chose que tu te donnes à toi-même.

L’homme, malheureux, était fatigué de chercher le Précieux Présent qu’il décida d’arrêter de le chercher. Et alors, cela se produisit. Il ne savait ni quand ni comment. Mais c’était la !

Il réalisa que le Précieux Présent était le Présent. Pa le passé ni le futur, mai le Précieux Présent.

En un instant l’homme fut heureux. Il réalisa qu’il était dans le Précieux Présent. Il leva les bras triomphalement dans l’air frais, il était joyeux, pour un moment. Mais alors, aussi rapidement qu’il l’avait découvert, il laissa la joie du moment présent s’évaporer. Il baissa doucement les bras, toucha son front et fronça les sourcils. L’homme était encore triste.

-Pourquoi n’ai-je pas découvert cette évidence avant ? Pourquoi ai-je perdu autant de Précieux moments ? Pourquoi ça m’a pris tant de temps à vivre le moment présent ?

Et l’homme se rappela ses voyages infructueux à travers le monde à la recherche du Précieux Présent. Il sut combien de bonheur il avait perdu. Il n’avait pas expérimenté ce que chaque endroit et chaque moment avait à lui offrir. Il avait manqué une grande chance. Il devint triste. L’homme continua à s’en vouloir et finalement il s’aperçut ce qu’il était en train de faire. Il observa qu’il était prisonnier de sa culpabilité au sujet de son passé. Quand il devenait conscient de sa tristesse et du fait qu’il était dans le passé, il retournait au Moment Présent, et il était heureux.

Mais alors l’homme commença à s’inquiéter au sujet de l’avenir.

-Est-ce que demain je serai capable de goûter la joie de vivre le Précieux Présent ?

Alors il s’aperçut qu’il était dans le futur et il se mit à rire de lui-même. Il pensa à ce qu’il savait maintenant et il put entendre la sagesse de sa propre voix.

-Il est sage que parfois je pense au passé et que j’apprenne à partir de mon passé. Mais ce n’est pas sage d’être dans le passé, parce que c’est ainsi que je me perds.

Il sage aussi de penser à l’avenir et de préparer mon avenir mais, ce n’est pas sage d’être dans le futur parce que c’est ainsi que je me perds et quand je me perds, je pers ce qui est le plus précieux pour moi.

C’était si simple ! et maintenant il s’en rend compte. Le présent le nourrissait. Mais l’homme savait que ce ne serait pas facile. Apprendre à être dans le présent était un apprentissage qu’il devrait recommencer encore et encore jusqu’à ce que cela devienne naturel pour lui. Maintenant il savait pourquoi il était si bien avec le vieil homme. Le vieil homme était totalement présent quand il était avec le jeune homme. Le vieil homme ne pensait pas à autre chose et ne souhaitait pas être ailleurs. Son corps et sa pensée étaient dans le moment présent. C’était bon d’être avec une telle personne. Le jeune homme sourit en lui-même, de la même manière que le vieil homme souriait. Il savait.

-Je choisis d’être heureux maintenant.

L’homme était heureux et se sentait en paix avec lui-même. Il était en accord pour savourer chaque moment de sa vie autant les bons que les moments qui semblaient apparemment difficiles. Même s’il ne comprenait pas, pour la première fois dans sa vie, aucun sentiment de colère ou d’impuissance ne montait. Il acceptait chacun de ces précieux moments comme un cadeau.

-Je peux accueillir le Précieux moment quand je le veux.

L’homme s’assit pour réfléchir et se trouva heureux. Il était lui-même là où il était. Il se dit toujours en réfléchissant :

-Le présent est ce qui est. Il a de la valeur, même si je ne sais pas pourquoi.

Le moment est ce qu’il doit-être. Quand je vis le présent, j’accepte le présent et je fais l’expérience du présent et je suis heureux.

La souffrance est la différence entre ce qui est maintenant et ce que je voudrais qui soit.

Quand je me sens coupable au sujet de mon passé imparfait, ou angoissé au sujet du futur inconnu, je ne vis pas dans le présent.

Le moment présent est la seule réalité dont je peux faire l’expérience.

Dans le présent je suis ce que je dois être à ce moment, et c’est précieux. Je suis le Précieux Présent.

Il sourit de plus en plus et éclata de rire en ressentant une joie profonde. Il savait qu’il n’était plus en train d’écouter le vieil homme, mais lui-même. C’était bon d’être avec soi tel qu’il était. Il se rendait compte qu’il en savait assez. Il ressentait qu’il possédait suffisamment. Il était satisfait de lui-même, maintenant ! Il avait enfin trouvé le Précieux Présent et il était entièrement heureux.

Quelques décades passèrent. L’homme était devenu un vieillard heureux et en santé. Un jour une petite fille vint lui parler. Elle aimait écouter le vieil homme, c’est ainsi qu’elle l’appelait. C’était agréable d’être avec lui. Il avait quelque chose de spécial en lui, mais elle ne savait pas qu’est-ce que c’était.

Un jour, la petite fille commença à vraiment écouter le vieil homme. Elle pressentait quelque chose d’important dans sa voix calme. Il semblait toujours heureux. La petite fille ne comprenait pas. Elle lui demanda :

-Comment quelqu’un de si vieux pouvait-il être aussi heureux ?

Et le vieil homme lui dit ce qu’il savait du Précieux Présent.

Alors la petite fille sauta de joie et cria. Comme elle retournait à ses jeux, le vieil homme sourit car il venait de comprendre ce qu’elle avait crié :

-Hé bien ! J’espère qu’un jour quelqu’un me le donnera le Précieux Présent !

BILLY ET LES POMPIERS DE TERREBONNE

C'est l'une de ces histoires vraie qui vient vous retourner le cœur car elle est remplie d'amour .Cette histoire m'a vraiment touché et je vous l'offre pour la grande période d'amour qu'est Noël.

 

Cette histoire se passe à l'hôpital Le Gardeur de Repentigny . Une mère de 26 ans, Catherine regardait son fils Billy, 6 ans, qui se mourait de la leucémie. Bien que son cœur soit rempli de tristesse, Catherine ressentait également un fort sentiment de détermination. Comme n'importe quel parent, elle aurait tant voulu que son fils puisse grandir et accomplir tous ses rêves. Mais elle savait que maintenant ce n'était plus possible. La leucémie y verrait très bientôt. Malgré le temps qui la pressait, elle désirait au plus haut point, la réalisation de l'un des rêves de son fils.

 

À cet instant, Catherine prit la main de son fils et tendrement lui demanda:

Unknown Object-  Billy, as-tu déjà pensé à ce que tu deviendrais une fois grand ? As-tu jamais rêvé et souhaité ce que tu ferais dans la vie ?

et Billy lui répondit:

-Maman, j'ai toujours voulu être un pompier lorsque je serai grand.

La maman lui rendit son sourire et lui dit:

-Voyons maintenant si nous pouvons faire quelque chose pour que ton souhait se réalise.

 

Plus tard, ce même jour elle se rendit au Service des Incendies local à Terrebonne. Mais, a mi chemin, elle rencontra Paul, un gars avec un cœur aussi grand que Terrebonne et Repentigny compris. Il connait le chef des pompiers de Terrebonne. Catherine s'empresse de lui raconter le souhait final de son fils. Elle lui demanda s'il serait possible de faire monter son fils sur une pompe incendie et de lui faire faire le tour du quadrilatère. Paul alla immédiatement rencontrer le chef des pompiers, René, et discuta avec lui du rêve de Billy . René, un gars sensible et intègre. Il était d'emblé d'accord pour réaliser le rêve de Billy, et dit:

- Regardez, nous pouvons faire mieux que cela. Si son fils pouvait être disponible pour sept heures mercredi matin, nous le nommerions pompier honorifique pour la journée entière. Il pourra descendre à la station, manger avec nous, sortir avec nous lors des appels de feu et expérimenter tout ce que comporte une journée dans la vie d'un pompier! De plus, si vous nous donnez sa taille et pointure de chaussures, nous obtiendrons un véritable uniforme de pompier pour lui, avec un vrai chapeau de pompier , pas un jouet, avec l'emblème du département de feu de Terrebonne dessus, un imperméable jaune comme nous portons et les bottes en caoutchouc.

 

Trois jours plus tard, Paul alla chercher Billy, l'habilla dans son uniforme de pompier tout neuf et fait à sa taille. Il le porta de son lit d'hôpital jusqu'au camion de pompier .Billy a pu s'assoir sur l'arrière du camion et aider les pompiers à le ramener à la station incendie.

 

Il était au ciel, fou de joie! Durant la journée, Il y eut 2 appels au feu provenant de Lachenaie. Billy a sorti à chacun des deux appels. Il est monté dans les différentes pompes incendie, le fourgon des infirmiers, et même la voiture du chef René.

 

En voyant son rêve de devenir pompier se réaliser avec tant d'amour et d'attention de la part des pompiers de Terrebonne, Billy profondément touché, survécu trois mois de plus contre toutes les prévisions et tous les espoirs des médecins.

 

Une nuit ,tous les signes vitaux de Billy commencèrent à chuter. Les infirmières, Sonia et Diane, qui croyaient que personne ne devrait mourir seul, elles appelèrent les membres de la famille pour qu'ils soient au chevet de Billy. C'est alors qu'elles se rappelèrent le jour où Billy avait agit en tant que pompier. Elles appelèrent le chef René des incendies et lui demandèrent s'il serait possible d'envoyer un pompier dans son uniforme à l'hôpital pour être avec Billy lors de sa transition vers un autre monde. Le chef a répondu:

 

- Nous pouvons faire mieux que cela. Nous serons là dans cinq minutes. Sil vous plaît me feriez-vous une faveur ? Quand vous entendrez les sirènes et verrez les lumières clignoter, vous annoncerez à travers le système d'appel de l'hôpital qu'il n'y a pas de feu et que ce n'est pas non plus un exercice d'évacuation. Vous leur direz que c'est le département d'incendie qui vient voir une dernière fois l'un de ses meilleurs membres. Je vous demanderais également d'ouvrir la fenêtre de sa chambre.

 

Environ cinq minutes plus tard un crochet et un camion échelle arrivaient à l'hôpital. Les pompiers prolongèrent l'échelle jusqu'à la fenêtre ouverte du troisième étage où se situait la chambre de Billy. Seize sapeurs-pompiers montèrent en haut de l'échelle et s'enfilèrent par la fenêtre pour pénétrer dans la chambre de Billy. Avec la permission de Catherine, mère de Billy, les pompiers l'étreignirent et le serrèrent dans leurs bras tout en lui disant combien ils l'aiment. Avec un souffle de mourant, Billy a levé les yeux vers le chef et lui dit:

 

- Chef, suis-je vraiment un pompier maintenant ?

 

Le chef René lui dit:

 

-Billy, tu l'es, et le chef princip al, Jésus, te tient par la main.

 

Sur ces mots, Billy a souri et répondit dans un souffle:

 

-Oui je sais, il a tenu ma main toute la journée.

 

Et Billy ferma les yeux, une dernière fois.

 

Les histoires qui élèvent nos âmes sont les meilleurs cadeaux que nous pouvons recevoir. Je vous fais cadeau de ces beaux gestes d'amour de la part de maman Catherine, de l'ami Paul, du chef pompier René et de ses seize sapeurs pompiers, de Sonia et Diane et des membres de la famille de ce petit ange Billy.

 

Quel bel espoir que tu mets dans nos cœurs, Billy. À 6 ans tu as su réalisé ton rêve qui était irréalisable pour les adultes que nous sommes. Avec tous les amis de ta mère au cœur si grand, tu es parvenu à être un pompier! Bravo!

 

Mes vœux de Noël pour cette fin d'année et pour la Nouvelle Année 2010, sont que vous puissiez réaliser tous vos rêves d'enfant comme a su le faire Billy. Je vous souhaite de plus de l'AMOUR provenant de vos maman et papa, de vos frères et sœurs, de vos amis et amies, de votre moitié, de vos collègues de travail, de vos supérieurs et de tous ceux et celles que j'ai pu oublier.

De petites nouvelles pour vous..sur la liberté !

Vous avez surement entendu parler de la tradition concernant le gui. Il est de coutume d'embrasser la personne auprês de nous, lorsque le gui est suspendu juste au-dessus de nos têtes. En principe c'est ce que nous avons retenu de cette délicieuse coutume.
Dans la lettre mensuelle d'Homéodel, qui est un laboratoire homéopathique j'en ai su plus, car mon ami Luc a poussé les recherches à fond. Alors voilà, ce qu'il nous a livré.
" Chez les Celtes, au solstice d'hiver (début de l'année solaire) un druide coupait le gui de chêne (le gui pousse généralement sur des bois tendres; le chêne étant un bois dur, le gui de chêne est plus rare) avec une serpe dorée, et les boules de gui tombaient sur un drap blanc. Un assitant était alors envoyé pour annoncer aux populations le début de la nouvelle année. L'utilisation du gui comme décoration de Noël est une réminiscence de cette coutume.

S'embrasser sous le gui au soir du 31 décembre, apporte bonheur et protection pour l'année qui débute. On brûle alors l'ancienne boule de gui pour signifier qu'on abandonne le passé et qu'on se tourne vers l'avenir.

À quoi s'accroche le gui ? À sa liberté ! Il fait l'inverse des autres plantes et reste vert même en hiver ; ce qui en fait un symbole de liberté.

Tant que les Gaulois restaient unis, comme la boule de gui, ils étaient invincibles, capables de battre n'importe quelle légion et donc de rester libres.

Le gui pousse dans les arbres parce qu'il refuse de se laisser prendre au piège. Dès qu'on lui retire sa liberté, il se sent "parasité", déposédé de lui-même.

La liberté ne souffre aucune concession."

Le gui est pour moi le symbole de reprendre son pouvoir d'agir, de prendre sa place et de vivre comme on l'entend, c'est-à-dire se faire plaisir. Ce sont les trois critères pour rester en santé physique, émotionnel, psychique et spirituel. Ce que je vous souhaite au cours de l'année 2011: acquérir de plus en plus de petites libertés sous tous les plans.

À la prochaine

La sagesse des outardes..

À l’automne ou au printemps, lorsque vous verrez émigrer les
outardes en une formation en « V », vers le sud ou le nord selon
la saison, vous vous souviendrez sûrement de cette histoire et des
leçons de vie que cela peut apporter à chacun de nous.

Unknown ObjectLorsque chaque oiseau bat de ses ailes, ceci crée un effet de soulèvement pour l’oiseau qui le suit.

 
  • en volant dans une formation en « V », le groupe entier augmente d’au moins 71% sa portée de vol comparativement à l’oiseau qui vol en solitaire.
  • lorsqu’une outarde s’éloigne de la formation, elle subit soudainement un ralentissement et une résistance en faisant le voyage seule. Elle se remet donc rapidement dans sa position afin de prendre avantage du pouvoir d’élévation généré par l’oiseau directement en avant d’elle.
  • lorsque l’outarde en tête se fatigue, elle fait la rotation vers l’arrière et une autre outarde prend sa place.
  • les outardes en position postérieure crient pour encourager celles qui sont à l’avant afin de garder leur vitesse.
  • enfin, lorsqu’une outarde devient malade, vieillie ou qu’elle soit blessée par des balles de fusil, deux outardes sortiront de la formation et la suivront afin de l’aider et de la protéger. Elles demeureront avec elle jusqu’à ce qu’elle meure. Ensuite, elles s’envoleront d’elles-mêmes ou iront rejoindre une autre formation afin de rattraper leur groupe.
  • Note : Cette histoire fut tirée du bulletin de la Fédération de la Caisse Populaire Desjardins, dont la rédactrice est Carole Girard.
Direction commune et sens de la communauté
C’est un premier message de vie que nous apprennent les outardes. Quelque soit notre fonction (parents, employés, dirigeants, politiciens, enfants, étudiants, professeurs, etc.), notre sexe, notre richesse, nos connaissances, nos habiletés et j’en passe, si nous nous mettions dans la même direction de ceux avec qui nous partageons l’espace, les idées, les rêves, leur direction, au lieu de critiquer négativement toute action ou suggestion, avez-vous une idée du pouvoir que peut générer un tel groupe. En plus, si tout est fait en fonction du bien-être du groupe, je suis assurée que la paix dans le monde est proche !
Essayez de s’approprier le pouvoir tout seul, on court après notre propre perte !
Se porter garant (responsabilité du groupe)
L’outarde de tête est responsable de son groupe. C’est elle qui choisit les courants ascendants pour éviter la fatigue à son groupe, c’est elle qui choisit la meilleure direction pour arriver à bonne destination, c’est elle qui décide du repos ou du départ. Elle se porte garante sur tout. Si tous les patrons et dirigeants avait cette qualité, il y aurait bien des changements positifs. Celui qui est en position de tête doit prendre les décisions qui s’imposent en fonction du bien-être du groupe, au lieu de laisser couler et de repasser les pots cassés à celui qui suit.
 
Les outardes qui suivent l’outarde de tête, l’encouragent par leurs cris et la soutiennent durant toute la période qu’elle dirigera. Lorsque l’outarde de tête est fatiguée, elle passe la responsabilité à une autre. Finalement chacune expérimente ce que c’est que se porter garant ou être responsable.
 
Les aborigènes de l’Australie dans le roman, Le message des hommes vrais au monde des mutants, de Marlo Morgan, non pas de chef attitré, car ils sont tous chefs à un moment donné. Ainsi, ils chaussent les mocassins du chef et en connaissent les joies de rendre le groupe à bon port et également l’anxiété de trouver de la nourriture et de l’eau pour le groupe, d’assurer leur protection tout le long d’un voyage dans un désert aride.
 
Bienveillance pour les malades et les faibles
 
Quelle belle leçon de bienveillance pour l’outarde malade, vieillie, blessée ou sur le point de mourir. Deux outardes en bonne santé, l’accompagne jusqu’à la toute fin. Aujourd’hui les deux tiers des humains (enfants et vieillards) sont parqués dans des centres appropriés et on paie des personnes étrangères à ce groupe pour s’en occuper. Quel triste début ou fin ont ces personnes. Il ne faut pas se poser la question pourquoi cela va si mal sur la planète ! On ne se porte plus garant et on veut voler en solitaire et ainsi c’est chacun pour soi. On s’arrache tant bien que mal un petit bien-être pour soi dans cette jungle !

LES LARMES SACRÉES

Une femme était plongée dans une grande détresse. Son fils, son fils chéri, venait de périr sous le sabre de l'ennemi.

Elle vint pleurer ses larmes de douleurs au pied du sage, dans l'espoir qu'il la réconforte.

Le sage l'écouta pleurer pendant des heures. Puis il l'écouta quand elle lui parla de son fils vivant. Puis il l'écouta quand elle lui parla du vide que provoquait cette mort dans sa propre vie.

Enfin, il lui dit doucement – femme, je n'ai pas le pouvoir de sécher tes larmes, mais je peux t'apprendre à les rendre sacrées!

 

Les êtres chers qui ne sont plus de notre monde matériel, provoquent pour ceux et celle qui restent divers sentiments. Pour les uns c'est un grand vide, pour les autres, le manque de la présence physique, pour certains, ils se sentent perdus, c'est comme une fin du monde, ou d'autres le vivent comme un arrachement à leur intégrité.

 

Pour pouvoir poursuivre son chemin, Il faut en arriver à identifier le ressenti profond que provoque le départ d'une personne aimée pour un au-delà. En prenant conscience de ce ressenti, nous sortons de notre torpeur dans laquelle nous a plongé le décès et nous pouvons ainsi poursuivre les étapes de notre deuil et retrouver le goût à la vie.

L’habitude..!


Voici un texte que je reproduis 
intégralement. Il vient de Christian
Godefroy du Club positif.

Cependant j'aimerais que vous
lisiez certains mots autrement
que par ceux mentionnés.

Voici les mots:

"cerveau" devrait se lire "mental",
car c'est ce dernier qui gère
le quotidien répétitif ou habituel.
Quand ce dernier est au prise
avec un événement qu'il n'a pas
l'habitude de gérer, il panique
littéralement et c'est le cerveau
qui prend la relève.

"le moment présent" par "le moment" c'est le fameux "carpe diem" .
Saisir le moment. Dès que l'on dit "moment présent", il est déjà
passé. Il est plus juste de dire "vivre en conscience dans le moment".

Voici la petite histoire:

"Ce midi, j'ai cherché en vain une
  casserole qui m'avait servi pour faire
  bouillir de l'eau.
   
    Elle était là, sur la cuisinière, et
  elle a disparu!
   
    Rien dans les placards.
   
    Rien dans les étagères.
   
    Où la femme de chambre a-t-elle mis
  cette casserole?
   
    Je cherche, je cherche… en vain.
   
    Brusquement, j'ai une illumination.
  Aurait-elle mis la casserole propre -
  puisque j'avais juste chauffé de l'eau -
  dans le LAVE-VAISSELLE?
   
    Eh bien oui, elle l'a fait.
   
    Pire. Elle a mis le lave-vaisselle en
  MARCHE!
   
    Nous sommes en pleine absurdité.
   
    1. Elle a mis plus de temps à faire
  cela qu'à essuyer et ranger la casserole
  propre.
   
    2. Cela a coûté de l'électricité
  inutilement.
   
    Pourquoi?
   
    La seule explication possible: la
  force de l'habitude.
   
    L'habitude nous permet de faire plein
  de choses automatiquement et
  d'économiser notre énergie.
   
    Par exemple, il vous est sans doute
  déjà arrivé de vous retrouver en voiture
  quelque part sans comprendre comment
  vous êtes arrivé là.
   
    Vous avez conduit en pensant à autre
  chose. Vous avez tourné le volant,
  accéléré, freiné, surveillé la route…
  sans intervention consciente.
   
    Cette femme de chambre a mis ma
  casserole dans le lave-vaisselle SANS
  PENSER.
   
    Combien de choses faisons-nous chaque
  jour sans penser à nos actes?
   
    Nous avons tendance à habiter notre
  cerveau au lieu d'habiter notre corps.
   
    Mais la clef du bonheur n'est pas
  d'habiter notre cerveau.
   
    La clef de notre équilibre n'est pas
  de vivre dans notre passé.
   
    La clef de nos relations avec les
  autres n'est pas d'évoquer l'opinion que
  nous avons sur eux.
   
    La clef de notre réussite n'est PAS de
  toujours nous projeter vers le futur.
   
    Non.
   
    La clef, c'est de vivre le moment
  présent. De s'y investir. D'en goûter
  chaque parcelle. De laisser notre
  cerveau(ici cerveau est juste) percevoir les sensations, le
  toucher, les parfums, la caresse des
  couleurs et des formes, les subtilités
  des sons et de la musique.
   
    Ne faites pas comme ma femme de
  chambre.
   
    Réappropriez-vous votre présent.
  Sentez et pensez. Vous aurez bien plus
  de bonheurs et de joies dans votre vie."
   
    Si ce mail vous a plu, faites-le
  suivre…
   
    ©2011 Christian Godefroy, Chesières
    Reproduction autorisée sans aucune
  modification du texte et avec la mention
  de l'origine: www.cpositif.com
   
    ………………………………

 

LA CORDE

Un paysan, avec trois de ses ânes, se rendait au marché pour vendre sa récolte. La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l'atteindre. Le premier soir, il s'arrêta pour bivouaquer non loin de la grotte d'un vieil ermite. Au moment d'attacher son dernier âne, il s'aperçoit qu'il lui manque une corde. Si je n'attache pas mon âne, se dit-il, durant la nuit il se sauvera dans la montagne. Après avoir solidement attaché les deux premiers ânes, il monte sur le troisième et prend la direction de la grotte du vieil ermite.

Arrivé à la grotte et après avoir salué l'ermite, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner. Le vieillard avait depuis longtemps fait vœux de pauvreté et il n'avait pas la moindre corde. Cependant, il s'adressa au paysan et lui dit:

" Retourne à ton campement et comme d'habitude, fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n'oublie pas de feindre de l'attacher solidement à un arbre."

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil ermite. Le lendemain, dès son réveil, son premier regard fut pour son âne. Il était toujours là! Après avoir chargé les trois ânes, il décide de se mettre en route. Mais là, il eut beau faire, tirer sur l'âne attaché avec une corde invisible, le pousser, rien n'y fit. L'âne refusait obstinément de bouger.

Désemparé, il retourne voir l'ermite et lui raconte le comportement de son âne. L'ermite lui demande: "as-tu pensé à enlever la corde ?" et le paysan de répondre: " mais il n'y a pas de corde!" et l'ermite lui répond: "Pour toi oui, mais pas pour l'âne.."

Le paysan retourne au campement et d'un ample mouvement, mime le geste de détacher la corde de l'arbre et de la retirer autour du cou de l'âne..et l'âne le suit sans aucune résistance!

 

Cette petite histoire, nous invite à réfléchir sur nos croyances et nos habitudes. Elles peuvent être une corde invisible qui nous empêche de progresser..ou de choisir une nouvelle route avec un cœur, comme nous le suggère Castaneda.


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